En partant du constat que les maladies sont caractérisées par différentes signatures chimiques identifiables dans les échantillons d'haleine, une équipe internationale de chercheurs est parvenue à élaborer une puce munie de capteurs capable de dépister jusqu'à 17 maladies différentes.

L'idée de dépister des maladies en se focalisant sur l'haleine du patient n'est pas nouvelle. Mais jusqu'ici, les chercheurs exploitaient plutôt la piste des chiens "renifleurs", dont les capacités olfactives permettraient de détecter certaines cellules cancéreuses.

Des chercheurs du Technion-Israel Institute of Technology, en collaboration avec 56 autres scientifiques dans le monde, ont inventé un procédé similaire à ceci près que c'est une puce qui peut détecter jusqu'à 17 pathologies. Dans leur étude, ces derniers expliquent qu'ils ont identifié une "empreinte" chimique pour chacune d'entre elles, ce qui leur a permis de concevoir un dispositif qui filtre les échantillons d'haleine pour établir un diagnostic.

Le souffle expiré contient de l'azote, du dioxyde de carbone, de l'oxygène, ainsi que plus de 100 autres composés organiques volatils (COV), dont la quantité varie en fonction de l'état de santé de la personne. "Dès l'an 400 av. J.-C., Hippocrate disait à ses étudiants de sentir le souffle des patients pour rechercher des indices de maladies comme le diabète qui crée une odeur douce", explique l'American Chemical Society qui relaie l'étude de ces chercheurs.

Chaque maladie possède sa signature chimique
Plus récemment, plusieurs équipes de scientifiques ont mis au point des analyseurs d'haleine expérimentaux, mais la plupart de ces instruments se concentrent sur un seul type de maladie, comme le cancer. Dans ces nouveaux travaux, les chercheurs ont donc voulu créer un dispositif qui puisse faire la distinction parmi plusieurs types de maladies.

Ces derniers ont développé une gamme de capteurs à l'échelle nanométrique pour détecter des composants dans plus de 2000 échantillons d'haleine de personnes en bonne santé ou qui présentaient l'une de ces 17 maladies comme la maladie de Parkinson ou la maladie de Crohn. Ils ont ensuite utilisé la spectrométrie de masse pour identifier les composants respiratoires associés à ces maladies, et constaté que chacune d'entre elles produit une empreinte chimique volatile unique, basée sur des quantités différentes de 13 composants chimiques.

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Auteur de l'article original: Rédaction BFM TV
Source: BFM TV
Date de publication (dans la source mentionnée): Dimanche, 1. Janvier 2017
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